Histoire de l'art - Les nouveautés Eté 2017

Les livres imprimés

Parmi nos nouvelles acquisitions, nous avons sélectionné pour vous :
 
 La légèreté Raoul Dufy : exposition, Musée Angladon, collection Jacques Doucet, Avignon, de juin à septembre 2016

Somogy, 2017


''Mes yeux sont faits pour effacer ce qui est laid.''

Raoul Dufy

 

La légèreté de Raoul Dufy, pleinement assumée puisqu’elle fonde en partie sa liberté d’artiste, est technique, narrative, morale et sociale. À Courthion, Raoul Dufy confie en 1948 : « on peint donc par un besoin de savoir où l’on en est, par un désir de s’augmenter, d’approcher ce qui nous dépasse ». Son œuvre, aussi séduisante et accessible soit-elle, aussi soucieuse de représenter « la gaieté du printemps » ou d’« effacer le laid », n’en est pas moins cosa mentale, profondément intellectuelle.
Et le mérite de Dufy tient justement dans cette invisibilité de l’effort, dans cette âme de poète qui ne peut être le fruit d’un opportunisme, dans cette légèreté – de vivre, de ressentir, de peindre – si difficile à acquérir.
Chez Dufy, « la légèreté se fait énergie » et « cette recherche constitue une opération de l’esprit aussi sérieuse qu’une autre » ne se trompent ni Jean Cassou ni notre collectionneur. (extrait Lauren Laz)

 Penser le petit de l'Antiquité au premier XXe siècle : formes et imaginaires de la miniaturisation artistique
sous la direction de Sophie Duhem, Estelle Galbois, Anne Perrin-Khelissa


Fage éd., 2017

Les manifestations matérielles d'une fascination séculaire pour les formes, les images et les objets minuscules sont nombreuses : des statuettes tanagréennes aux gravures en petit de Stefano della Bella, des microarchitectures sculptées des édifices gothiques aux objets de vertu de la bonne société du XVIIIe siècle, des créatures lilliputiennes de la littérature enfantine aux automates scientifiques que généralise le siècle industriel, etc. Mais rares sont les sources historiques qui permettent d'en comprendre les fondements culturels.

Alors que les écrits considèrent habituellement le « petit » dans son rapport hiérarchique avec le « grand », l'étude des consommations des oeuvres de taille infime atteste un ensemble de qualités pratiques, symboliques et artistiques (maniabilité, mobilité, économie, pauvreté, préciosité, minutie, joliesse, étrangeté, etc.), qui dessinent les contours d'une catégorie conceptuelle et esthétique à part entière. Tantôt réduction d'échelle d'un modèle de plus grandes dimensions, tantôt création autonome régie par des critères spécifiques, la miniaturisation s'appuie sur un ensemble de justifications, d'usages et d'appréciations que le présent ouvrage éclaire à la lumière d'oeuvres et de textes originaux.

Issu d'un colloque international qui a rassemblé à l'université de Toulouse - Jean Jaurès les 1er et 2 octobre 2015 des spécialistes d'histoire, d'histoire de l'art et de littérature, ce livre est l'exploration inattendue d'un aspect de la création artistique souvent minimisée.(4ème de couverture)

 David Hockney
sous la direction de Didier Ottinger ; avec la contribution de l'artiste

Ed. du Centre Pompidou, 2017

Exposition. 2017. Paris. Centre national d'art et de culture Georges Pompidou
Exposition. 2017. Londres. Tate Britain
Exposition. 2017 2018. New York. Museum of modern art

Une rétrospective sur l'ensemble du travail de l'artiste britannique, présentée sous l'angle de la création artistique comme acte de partage, conception chère à David Hockney.

 Walker Evans : [exposition, Paris, Centre Pompidou, Galerie 2, 26 avril-14 août 2017 ; San Francisco, Museum of modern art, 23 septembre 2017-4 février 2018]
catalogue sous la direction de Clément Chéroux ; avant-propos de Serge Lasvigne préface de Bernard Blistène

E. Centre Pompidou, 2017

Walker Evans (1903-1975) est l'un des photographes américains les plus importants du XXe siècle. Ses photographies de l'Amérique en crise dans les années 1930, ses projets publiés dans le magazine Fortune dans les décennies suivantes et son « style documentaire » ont influencé des générations de photographes et d'artistes.

Conçue thématiquement, cette monographie met en évidence la fascination du photographe pour certains sujets typiquement américains comme les baraques des bords de routes, les devantures de magasins ou les visages des anonymes. Cette approche de l'oeuvre d'Evans permet de mieux comprendre ce qui en constitue le noyau dur : la recherche passionnée des caractéristiques fondamentales de la culture vernaculaire américaine.

Réunissant les meilleurs tirages des plus grandes collections publiques et privées, l'ouvrage accorde également une large place aux objets (cartes postales, enseignes, ephemera graphiques, etc...) collectés par Walker Evans pendant toute sa vie.

À travers plus de 400 reproductions et des essais de spécialistes internationaux, il offre une approche renouvelée de cette oeuvre majeure de l'histoire de la photographie. (4ème de couverture)

  Les dessins de Van Gogh : influences et innovations [exposition, Arles, Fondation Vincent Van Gogh Arles, 12 juin-20 septembre 2015]
catalogue par Sjraar van Heugten

Actes Sud, 2015

Vincent van Gogh a commencé sa carrière artistique en se concentrant sur le dessin. Convaincu que celui-ci était la voie privilégiée pour devenir peintre, il ne s'en écarte que très peu durant les trois premières années de sa carrière. C'est ainsi qu'il devient un dessinateur talentueux bien avant d'être un peintre expérimenté. Le dessin constituera toujours une part importante de son activité artistique, et la maîtrise exceptionnelle dont témoignent ses oeuvres sur papier les élèves au même rang que ses peintures.

L'exposition Les dessins de Van Gogh : influences et innovations met en relief l'influence d'autres artistes sur les très nombreux dessins et la dizaine d'estampes réalisés par Van Gogh. Outre un choix représentatif d'oeuvres graphiques de celui-ci, l'exposition présente une sélection d'images qui l'ont inspiré tout au long de sa carrière.

Van Gogh s'est nourri d'une multitude d'influences, qu'il a su intégrer dans des oeuvres très innovantes sur le plan stylistique mais aussi, très souvent, sur le plan technique. Cette exposition et le catalogue qui l'accompagne mettent en lumière différents aspects de l'un des oeuvres dessinés les plus remarquables du XIXe siècle. (4ème de couverture)

  Ross Lovegrove : convergence ouvrage publié à l'occasion de l'exposition présentée au Centre Pompidou, Galerie 3, du 12 avril au 3 juillet 2017, dans le cadre de "Mutations-Créations"
sous la direction de Marie-Ange Brayer

Ed. du Centre Pompidou, 2017

Recourant depuis ses débuts aux technologies numériques les plus avancées, Ross Lovegrove défend une vision globale du design qui puise dans la biologie, l'anthropologie et l'écologie. L'économie des matériaux, l'utilisation minimale d'énergie, la tension des formes réduites à l'essentiel ont nourri une démarche qu'il qualifie d'« essentialisme organique ». Par le lien qu'il établit entre les technologies numériques, la science des matériaux et la nature, Ross Lovegrove questionne la place de l'homme dans un environnement en pleine mutation.(4ème de couverture)

L'oeil et l'archive : une histoire de l'histoire de l'art
Michela Passini

La Découverte, 2017

Heinrich Wölfflin, Alois Riegl, Aby Warburg, Henri Focillon, Erwin Panofsky, Roberto Longhi, Linda Nochlin, Michael Baxandall et bien d'autres... Autant de noms qui, de la fin du XIXe à la fin du XXe siècle, ont participé à la construction de l'histoire de l'art. Les notions, méthodes, savoirs et savoir-faire qu'ils ont élaborés ont fabriqué le rapport réflexif que nous continuons aujourd'hui d'entretenir avec le plus omniprésent des matériaux symboliques de nos sociétés : l'image.

Cet ouvrage, à la fois érudit et très accessible, offre un panorama de tout premier plan pour quiconque voudrait se familiariser avec les grandes figures et les grands concepts de la théorie visuelle, en même temps qu'une synthèse pionnière montrant comment l'histoire de l'art s'est constituée en discipline, avec ses institutions propres, ses plateformes d'échange (revues, congrès, expositions, etc.) et ses dispositifs de contrôle de la production scientifique.

Il montre aussi comment, tout au long du XXe siècle, cette histoire fut celle de l'affrontement entre deux conceptions rivales quant à leurs objectifs et leurs enjeux. Selon la première, l’œuvre d'art, pour être comprise, se suffit à elle-même et suffit à son interprète, dont la fonction consiste en une analyse avant tout visuelle ; pour la seconde, elle est un objet culturel complexe, dont il s'agit de reconstituer les dimensions sociales, politiques et intellectuelles.

Avec ce livre aussi documenté qu'ambitieux, Michela Passini propose, pour la première fois en français, une histoire transnationale de l'histoire de l'art. Une somme indispensable pour comprendre les origines de notre rapport présent aux œuvres d'art. (4ème de couverture)

 
« Avec l'admiration que j'ai pour l'art japonais, je me demande s'il y a vraiment utilité à montrer là-bas mes pauvres tentatives. »
 
Claude Monet, 14 février 1906
(4ème de couverture)


Ce catalogue d'exposition présente les chefs-d'oeuvre des collections d'art moderne du Bridgestone museum of art de Tokyo fondé par la dynastie industrielle Ishibashi. Il met à l'honneur une période artistique allant de l'impressionnisme à l'art abstrait occidental et oriental d'après-guerre et aborde les influences artistiques entre Orient et Occident à travers les oeuvres de Monet, Cézanne ou encore Shiraga.
 
 Icônes de l'art moderne : la collection Chtchoukine [exposition, Paris,] Fondation Louis Vuitton, 22 octobre 2016 - 20 février 2017

Gallimard Fondation Louis Vuitton, 2016
L'exposition inédite organisée par la Fondation Louis Vuitton réunit un ensemble de cent trente chefs-d'oeuvre parmi les plus emblématiques de la collection Sergueï I. Chtchoukine, créée à Moscou par le grand mécène russe. Depuis Le Déjeuner sur l'herbe (1866) de Claude Monet, le hiératique Mardi gras (1888-1890) de Paul Cézanne, l'odalisque tahitienne Eh quoi, tu es jalouse ? (1892) de Paul Gauguin, le panneau luminescent de L'Atelier du peintre (1911) de Henri Matisse, pour se conclure sur les Trois femmes (1908) et les papiers collés de Compotier, grappe de raisin, poire coupée (1914) de Pablo Picasso, la magnificence de la collection Chtchoukine trouve pleinement à s'exposer ici.

Élargie à un ensemble d'une trentaine d'oeuvres majeures des avant-gardes russes, dont Contre-relief (1916) de Vladimir Tatline, la Ligne verte (1917) d'Olga Rozanova, ou la table monochrome du Carré noir (1929) de Kazimir Malévitch, l'exposition « Icônes de l'art moderne » porte à l'extrême l'amplitude de ce parcours de la création aux XIXe et XXe siècles. La présentation de ces oeuvres d'exception, formant le creuset sensible de notre regard commun, constitue une exemplaire « leçon de peinture ». (4ème de couverture)

Les livres électroniques

Parmi nos nouvelles acquisitions, nous avons sélectionné pour vous :
 

Mis à jour le 12 juillet 2017