Histoire de l'art - Les nouveautés Rentrée 2017

Les livres imprimés

Parmi nos nouvelles acquisitions, nous avons sélectionné pour vous :
 
 Les Jocondes à moustaches
Marc Décimo

Presses du réel, 2014

Si la notoriété de la Joconde doit beaucoup à « l'Illustre Sapeck », un des Incohérents, qui, le premier, l'a chargée, elle doit plus encore à Vincent Peruggia qui, en 1911, l'a volée. En 1919, Marcel Duchamp lui ajoute moustaches, barbiche et ses lettres de gloire, un titre scandaleusement scabreux : L.H.O.O.Q.
Depuis 1870, on a recensé 180 Jocondes à moustaches de par le monde - pré- et post-duchampiennes. On les doit à des caricaturistes du Monde pour rire, du Rire et de Fantasio et à de nombreux artistes, dont Francis Picabia, Marinus, Salvador Dalí et Philippe Halsman, Gaston Chaissac, Lee Miller et Dorothea Tanning, aux amis de Boris Vian, et Erró, Jean Boullet, Max Ernst, Asger Jorn, Arman, Jean-Jacques Lebel, Batman, Frank Zappa, Henri Maccheroni, Thomas James Chimes, Romero Britto, Bruno Caruso, Marcel Mariën, le collectif (...)ód(...) Kaliska, Susan Herbert, César, Huang Yong Ping, Zofia Szalowska, C. de Moi, Tadanori Yokoo, Eduardo Arroyo, Subodh Gupta, Manuel Ocampo et tant d'autres. (Electre)
Sur les oeuvres silencieuses : contribution à l'étude de l'art d'après Auschwitz
Paul Bernard-Nouraud

Petra, 2017

L'art d'après Auschwitz n'existe pas. Aucun artiste ne se réclame ouvertement de ce qui ne saurait être considéré comme un mouvement, et qui est à peine une appellation commune. Ceux qui le font plus timidement sentent bien qu'il y a dans leur démarche quelque chose de déplacé, qu'une telle revendication impose qu'ils la justifient avec d'infinies précautions auxquelles doivent pareillement s'astreindre les historiens de l'art qui cherchent à mettre en évidence, non pas l'existence de l'art d'après Auschwitz, donc, mais le fait qu'il constitue cependant une dimension - une dimension peut-être fondamentale - de l'art contemporain.

C'est à la mise au jour de cette dimension des images qui peuplent nos imaginaires que s'attache cette étude en portant attention aux différentes formes qui ont connu depuis Auschwitz certaines inflexions majeures pourtant souvent restées inaperçues : qu'il s'agisse des contours des figures ou des fonds, de l'emploi des couleurs, ou encore de l'échelle de la représentation des corps humains. Tous motifs dont le visage figuré est sans doute l'indice le plus évident, lui qui a pour partie perdu sa contenance propre chez des artistes aussi différents qu'Alberto Giacometti, Francis Bacon, Zoran Music, Jean Fautrier, Oscar Muñoz, William Kentridge ou encore Michal Rovner. (Electre)
Entre dessin et estampe : Edgar Degas et la redécouverte du monotype au XIXe siècle
Jonas Beyer ; traduit de l'allemand par Aude Virey-Wallon

Les Presses du réel, 2017
Employé pour la première fois vers 1640, le procédé du monotype connut au XIXe siècle un triomphe insoupçonné. Ce furent essentiellement les impressionnistes qui surent exploiter avec brio les potentialités de ce médium oscillant entre dessin et gravure.

Dans la technique du monotype, la couleur est appliquée directement sur une plaque, sans aucune forme de gravure. Par conséquent, après l'impression de la plaque sur une feuille de papier, ne sont possibles au maximum qu'un ou deux autres tirages, nécessairement plus pâles. Encourageant à une transcription rapide de l'image, cette technique traduit de façon saisissante l'écriture personnelle de l'artiste.

Si le monotype n'autorise que des oeuvres uniques, pourquoi donc recourir à un procédé mécanique - l'impression - dont le but habituel est précisément la multiplication ? Et quel rôle joue l'étape décisive de l'impression, si des artistes comme Edgar Degas ont ensuite recouvert de pastel le fond monotypique ? En partant du caractère hybride de ce médium, le présent ouvrage se propose de retracer les conditions historiques et les motivations artistiques qui ont conduit au succès fulgurant du monotype au XIXe siècle. (4ème de couverture)
Cézanne : portraits
édition John Elderfield, Mary G. Morton, Xavier Rey ; préface Laurence des Cars, Nicholas Cullinan, Earl A. Powell III

Muséée d'Orsay : Gallimard, 2017

« Je peins comme je vois, comme je sens - et j'ai les sensations très fortes. »
Paul Cézanne, 1870

Catalogue de l' exposition, Paris, Musée d'Orsay, du 13 juin au 24 septembre 2017 ; Londres, National portrait gallery, du 26 octobre 2017 au 11 février 2018 ; Washington, National gallery of arts, du 25 mars au 1er juillet 2018
Une histoire des images : de la grotte à l'écran d'ordinateur
David Hockney & Martin Gayford ; traduit de l'anglais par Pierre Saint-Jean

Solar, 2017
Une image, pour David Hockney, est le seul moyen dont nous disposons pour restituer ce que nous voyons. Cependant, tous les créateurs d'images sont confrontés à un problème commun : comment des personnes, des objets et des lieux en trois dimensions peuvent-ils être reportés sur une surface plane ? Les résultats obtenus sont classés en catégories : peintures, photographies ou films. Ils peuvent aussi être rangés par époque et par style : médiéval, Renaissance ou baroque. En fait, qu'elles soient créées avec un pinceau, un appareil photo ou un programme informatique, présentées sur les parois d'une grotte ou l'écran d'un ordinateur, ce sont avant tout des images. Pour comprendre la façon dont nous voyons le monde, et nous comprendre nous-mêmes, il nous faut une histoire des images : tel est l'objectif du présent ouvrage.

Nourri et stimulé par une vie entière consacrée à la peinture, au dessin et à la production d'images aux techniques diverses, David Hockney, avec la collaboration du critique d'art Martin Gayford, explore les raisons et les moyens qui ont présidé à la création d'une multitude d'images au fil des millénaires. En quoi un signe sur une surface plane est-il intéressant ? Comment montrer le mouvement dans une image figée et, inversement, établir des liens entre les films, la télévision et les maîtres anciens ? De quelle façon le temps et l'espace peuvent-ils être condensés dans une image statique ? Que montrent les images ? Des mensonges ou la réalité ? Les photographies présentent-elles le monde tel que nous le percevons ?

En rapprochant un large éventail d'images - le photogramme d'un dessin animé de Walt Disney et une estampe japonaise d'Hiroshige, la scène d'un film d'Eisenstein et une peinture de Velasquez -, les auteurs effacent les frontières entre la culture traditionnelle et le divertissement populaire, et établissent des passerelles inattendues défiant les époques et les moyens d'expression. En s'appuyant sur l'ouvrage essentiel de David Hockney, Savoirs secrets, ils soulignent le lien intime qui unit le cinéma, la photographie, la peinture et le dessin. Livre érudit et stimulant, Une Histoire des images enrichit notre réflexion sur la représentation de la réalité.

« L'histoire des images commence dans des grottes et s'achève, pour le moment, sur des écrans d'ordinateur. Personne ne sait quelle sera la prochaine étape. Mais une chose est sûre, le défi reste inchangé : comment représenter un monde en trois dimensions sur une surface en deux dimensions ? »
David Hockney
(4ème de couverture)
Comment regarder la peinture
Imma Laino

Hazan, 2017

Voici un outil exceptionnel pour regarder et comprendre une oeuvre picturale. Il livre les clefs de lecture d'une peinture, de la technique à la composition en passant par le support, les types (retable, polyptyque, peinture de chevalet), le medium (tempera, huile, acrylique), les programmes et les genres (peinture d'histoire, nature morte, portrait, paysage) et les techniques de restauration. Une dernière partie est consacrée au langage de la peinture et à ses concepts théoriques. Deux index répertorient l'abondante iconographie qui vient à l'appui des notices, ainsi que nombre de mots clefs - allégorie, beauté, courant, drapé, grotesque, prédelle, symétrie, toile - facilitant la circulation du lecteur dans la riche documentation qui lui est procurée.
Le vocabulaire indispensable pour parler de peinture, la décrire ou, plus simplement, mieux la voir. (4ème de couverture)
L'art et l'argent
ouvrage dirigé par Jean-Pierre Cometti et Nathalie Quintane

Amsterdam, 2017


L'art et l'argent : ce vieux couple célèbre depuis peu de nouvelles noces, à nouveaux frais. À tel point qu'il est devenu difficile, voire impossible, de ne pas immédiatement parler d'argent lorsqu'on parle de l'art d'aujourd'hui. L'art semble désormais l'affaire exclusive des plus riches ; les autres sont invités à en admirer les effets mais à éviter d'en tirer les conséquences et d'en penser l'implicite.

Ce livre part au contraire de l'idée que la question de l'art, donc aussi celle de ses rapports avec l'argent, appartient à tout le monde. En mêlant témoignages, essai littéraire, textes théoriques et reproductions d’œuvres contemporaines, en s'intéressant aux fondations privées comme aux écoles d'art, à la spéculation comme à la condition d'artiste, il voudrait permettre de mieux comprendre depuis quand, comment et sous quelles formes la « valeur » argent a transformé nos façons de faire de l'art, de le regarder et d'en parler. (4ème de couverture)
Picasso, sculptures céramiques : exposition, Rouen, Musée de la céramique, du 1er avril au 11 septembre 2017

Art Lys, 2017
La céramique a permis à Picasso de développer de nouveaux concepts sculpturaux et de nourrir l'ensemble de son oeuvre. Il maîtrise tout, polychromie, volumétrie, simplicité, modelage, moulage, assemblage, estampage, bas et haut-relief, techniques d'engobes, d'émaux, de glaçure et de colorisation, produisant des oeuvres singulières entre céramique, sculpture et peinture.(Electre)
Iran : la photographie iranienne contemporaine depuis la révolution de 1979 : exposition aux Rencontres photographiques d'Arles, du 3 juillet au 24 septembre
sous la direction d'Anahita Ghabaian et Newsha Tavakolian

Textuel : Arte Editions, 2017
 
Panorama de la photographie contemporaine iranienne, tant documentaire que plasticienne ou vernaculaire, avec une sélection de plus de 200 clichés. (Electre)
 

Mis à jour le 16 septembre 2017